Droits à la terre, Droits de l’homme

En cette journée d’actions avec les blogs ou « Blog Action Day 2013 », consacrée aux Droits de l’homme, j’ai volontairement choisi de parler du DROIT A LA TERRE, et préfère laisser un peu de côté le thème de l’éducation, cher à mes yeux, mais qui a déja été largement traité par mes autres camarades blogueurs.

Pourquoi parler de la Terre? Simplement, parce que nous faisons tous partie de la Terre, communauté de vie indivisible composée d’êtres interdépendants et intimement liés entre eux par une destinée commune ; parce que notre Terre est source de vie, de subsistance, d’enseignement et qu’elle nous prodigue tout ce dont nous avons besoin pour bien vivre ; parce que que pour garantir les droits humains il est nécessaire de reconnaître et de défendre les droits de la Terre et de tous les êtres vivants qui la composent ; parce qu’il est urgent d’entreprendre des actions collectives décisives pour transformer les structures et les systèmes qui génèrent d’importantes destructions sur la Terre (Déclaration Universelle des Droits de la Terre).

A Madagascar, depuis 10 ans maintenant, ce « droit à la terre » est de plus en plus bafoué, voire ôté à certaines catégories de la population : celle qui vit en milieu rural. De plus en plus de communautés ont été déplacées ou expulsées de leurs terres au profit de grands projets, miniers et pétroliers, touristiques et agroalimentaires. Et le phénomène continue à progresser.

Dans un pays où plus de 70% de la population est rurale, on peut parler d’une atteinte grave aux droits de l’homme. Et si rien est fait, nous allons nous retrouver avec des centaines de milliers de « gens sans terres » sur notre territoire. N’oublions jamais, sans terres, ces familles ne peuvent ni subvenir à leurs besoins vitaux, ni se projeter dans l’Avenir, encore moins être autonomes. Et c’est une question de dignité humaine.

rahbi

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